Pont-Saint-Esprit : 3 soldats inhumés 100 ans plus tard

Publié le par Le Souvenir Français - Délégation Gardoise

Pont-Saint-Esprit : 3 soldats inhumés 100 ans plus tard
Article de JEAN-LUG BUYTAERT pour Midilibre.com

Dans le cadre de la Mission centenaire de la Grande Guerre, une cérémonie de transfert de corps s'est déroulée au carré militaire du cimetière de Pont-Saint-Esprit.

Même le ciel avait tenu à rendre hommage à sa manière aux trois Poilus spiripontains en ce jour de cérémonie internationale du centenaire de la bataille de Verdun. Dimanche 29 mai, en milieu d'après-midi, s'il a évité de laisser tomber des larmes de tristesse, il avait revêtu une couverture grise.

Cet hommage a été marqué par plusieurs temps forts, dont une minute de silence suivie par La Marseillaise. Quatorze porte-drapeaux, six légionnaires du 1er Reg de Laudun-l'Ardoise, accompagnés par leurs officiers supérieurs au premier rang desquels leur chef de corps, le colonel Emmanuel Phelut, étaient mobilisés. Par ailleurs, des personnalités du monde des anciens combattants dont Jean-Marie Viardot, le président départemental du Souvenir français, venu accompagner Fernand Roger, l'une des chevilles ouvrières de cette cérémonie, ont activement participé à cette manifestation.

"Ils ne seront jamais plus orphelins"

Claire Lapeyronie, première adjointe, a ouvert le temps des discours. "C'est avec solennité et émotion que nous rendons hommage à trois soldats qui ont été tués au combat pendant la Première Guerre mondiale." Et l'élue de citer le lieutenant Ernest Gabriel Lagache, né à Béziers, et les deux soldats de 2e classe natifs de Pont-Saint-Esprit, Gustave Jean-Pierre Sigaud et Joseph-Louis Vincent. Aucun des trois Poilus "morts à l'ennemi" n'a été tué à Verdun.

"Il y a cent ans, ne l'oublions jamais, l'interminable bataille de Verdun a fait rage de février à décembre 1916. Il y a cent ans, plus de 700 000 victimes ont payé de leur vie cet affrontement infernal. Les trois soldats que nous honorons ce jour n'ont certes pas été emportés lors de cette bataille, mais ils ont été fauchés très jeunes", a souligné la première adjointe devant le parterre de personnalités qui comprenait, entre autres, un officier représentant la gendarmerie nationale, le député Fabrice Verdier et la conseillère départementale, Carole Bergeri.

"Lutter contre cette si facile tentation de l'oubli"

Les trois Poilus reposaient dans des tombes qui, chacune, tombaient en déshérence. "À l'issue d'une longue procédure administrative, il s'est avéré que ces trois défunts n'avaient plus de descendance. Personne pour entretenir et fleurir leur sépulture, personne pour se souvenir d'eux vivants, personne pour honorer leur mémoire de combattants sacrifiés pour la patrie."

Et Claire Lapeyronie de préciser : "Aujourd'hui, nous allons réparer cette injustice, nous allons lutter contre cette si facile tentation de l'oubli. Aujourd'hui, ils vont rejoindre un lieu où ils ne seront plus ignorés. Ils ne seront jamais plus orphelins : ils vont rejoindre une autre famille, celle d'autres soldats morts pour la France. Ils sont tombés pour nous, pour notre liberté pour notre République. Qu'ils reposent ici enfin en paix pour l'éternité."Roger Castillon, le maire, et Fernand Roger, le président de l'antenne spiripontaine du Souvenir français, ont aussi évoqué les trois Poilus en mettant en perspective leur sacrifice.

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