22 avril 1943, 70 ans de la mort de Jean ROBERT

Publié le par Julien RUIZ DURAND

Né à Marseille le 4 Juillet 1917, Jean ROBERT, ouvrier bobineur-électricien, entre dans la clandestinité dès 1939 lorsque le Parti communiste est interdit. Sous le pseudonyme de "Claude Rossi", il se cache à Nîmes et participe à la lutte des premiers résistants de la région, au sein de la première équipe des FTP du Gard. Alors qu'il monte une opération armée visant à faire libérer ses camarades, -- en particulier Vincent FAÏTA -- conduits du commissariat à la maison d'arrêt de Nîmes où ils doivent être écroués, Jean ROBERT, reconnu par un gendarme en civil, est arrêté. Jugé le 29 mars 1943 par la section spéciale de la cours d'appel de Nîmes, Jean ROBERT, condamné à mort, entonne La Marseillaise. Deux jours plus tard, le 31 mars 1943, il écrit à ses parents :


"Surveillé sans cesse par des gardiens, dans un cachot tout noir, j'ai de grosses chaînes aux pieds, comme les pires assassins... Je vous quitte pour toujours... Je suis sûr que pour quelques Français injustements mis à mort, ce sont des centaines, des milliers de patriotes qui se lèveront pour la relève, non pas celle pour forger des armes de guerres, pour exploiter et piller les pays vaincus, mais celle pour mener le bon combat de chaque peuple."


Avant de mourir sur l'échafaud, le 22 avril 1943, à Nîmes, il s'écrit : "Vive la France!".


Aujourd'hui on peut voir la plaque commémorative, à Jean ROBERT et Vincent FAÏTA sur une des façade du palais de justice.

Publié dans Comité de Nîmes

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