La Libération du Gard

Publié le par Le Souvenir Français - Délégation Gardoise

 

Série La Libération du Gard 2/5

 

La Libération de Bagnols-sur-Cèze

 

 

Jacques Fesquet évoque la libération du dernier département du Languedoc-Roussillon, le Gard, en rappelant l'hommage que le général de Lattre de Tassigny rendit à la résistance languedocienne le 2 septembre 1944.

 

" Les maquisards de toutes obédiences combattirent souvent côte à côte avec la même ardeur et un courage indomptable, qui leur causèrent de lourdes pertes, et celles de nombreux de leurs chefs qui tombèrent au champ d'honneur. Mais aussi avec des victoires remarquables sur un énnemi sur-armé et acharné à sauver sa peau. C'est ainsi qu'Aigoual-Cévennes compta jusqu'à 2 000 hommes comme les FTP et causa à l'ennemi des pertes sanglantes. Il fit jusqu'à plus de 1 200 prisonniers. Les FFI, quant à elles, mirent hors de combat autour de 700 Allemands et comptèrent jusqu'à 3 000 prisionniers. C'est dire les succès militaires de ces simples résistants, moin  bien armés mais galvanisés par une énergie farouche face à un ennemi exécré. Au total, il n'est pas exagéré de reconnaître que ce sont essentiellement toutes les forces conjuguées de la Résistance qui ont abouti à la libération du Gard. En effet, ce n'est que le 28 août 1944, après la libération de Nîmes et d'Alès, alors que les CFL combattaient encore des éléments de la dernière colonne allemande en fuite, que le commando ORA du corp franc des Ardennes du chef de bataillon Vigan-Braquet opéra à Bagnols-sur-Cèze sa jonction à l'avant-garde de la Ire Armée du général de Lattre de Tassigny. [...] Ainsi, la route de la retraite allemande fut définitivement coupée et le Gard entièrement et officiellement libéré le 28 Août.


Le général de Lattre, cinq jours seulement après la jonction à Bagnols-sur-Cèze de son avant-garde avec la résistance gardoise, et malgrès ses lourdes responsabilités de l'heure, a tenu à passer personnelement en revue l'ensemble des maquisards, rassemblés le 2 septembre 1944 à Montpellier. Dans son Histoire de la Ire Armée Française, il n'a pas manqué de rappeler l'épisode languedocien de la retraite des divisions allemandes du Sud-Ouest talonnées et harcelées par les coups de boutoir de la résistance cévenole qui a puissament contribué à détruire leur potentiel offensif".

 

in Résistance France, 35e année, n°2, 2001, p2

Publié dans Comité de Nîmes

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